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Publicité autour de la malbouffe à destination des enfants… Où en est-on ?

Publicité autour de la malbouffe à destination des enfants… Où en est-on ?

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À ce jour, la publicité pour la "junk food" à destination des plus jeunes n'est pas réglementée en France. Pourtant, ces communications ciblées ont un impact clair sur leurs préférences et leurs prises alimentaires.

“Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé.” Cette phrase, connue de tous et toutes, cache une réalité toute autre puisqu’en France, en 2018, 63% des investissements publicitaires alimentaires sont dominés par des produits pour lesquels le marketing alimentaire n’est pas autorisé selon le "profil nutritionnel" de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

Les chocolats, les boissons sucrées et le fast-food ont la côte en ligne, et notamment auprès des enfants. Le leader de la restauration rapide en France, Mc Donald’s, en a récemment payé les frais après avoir été pointé du doigt par UFC-Que choisir pour “pratiques commerciales trompeuses”. La marque a été accusée de recourir aux enfants influenceurs pour promouvoir des produits de la restauration rapide. En bref, ces publicités sont devenues des défis de santé publique. 

Les enfants : proies faciles du marketing alimentaire

Aujourd’hui, 53,3% des publicités alimentaires visionnées par les 4-12 ans poussent à la consommation d’aliments au nutri-score D ou E (source). Des couleurs des packagings aux emplacements dans les rayons en passant par les jeux sur les paquets : tout est pensé pour attirer l’attention des parents et manipuler les enfants. En effet, ce public, particulièrement sensible et exposé au marketing, développe des comportements alimentaires fortement influencés par ces publicités. 

En 2018, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) affirme même que les produits publicisés ont un impact fort sur les préférences gustatives des enfants et leur prise alimentaire, en calories. Une étude de Santé Publique France, publiée en 2019, démontre également que les enfants et les adolescents sont plus nombreux que les adultes à “dépasser les recommandations émises par les pouvoirs publics sur les boissons et produits sucrés”. 

Bien que l’obésité infantile soit liée à des phénomènes multifactoriels dont l’environnement familial et sociétal, les stratégies promotionnelles basées sur les émotions et la surexposition des enfants face aux écrans sont des facteurs importants de consommation excessive des produits. 

Alors, quelles mesures pour les protéger ? 

En 2020 avaient lieu les débats sur la réforme de l’audiovisuel à l’Assemblée Nationale. Dans ce projet de loi, le gouvernement invitait seulement les acteurs de l’agroalimentaire à “adopter des codes de bonne conduite”. Cette base volontaire a mené à des engagements inexistants et inefficaces pour assurer une prévention de la publicité ciblant les enfants, selon l'ONG Foodwatch.

En 2 ans, ce sont près de 4 projets de loi qui ont été portés… Sans grand succès face au gouvernement qui a fait barrage. Si la pression de la part d’experts tels que l’OMS ou Santé Publique France devient de plus en plus présente, Foodwatch continue également de se mobiliser pour réclamer l’interdiction des publicités alimentaires ciblant les enfants.

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À propos de l'autrice
Laure Le Got
Chargée de communication et de contenus éditoriaux
Après son diplôme de master webmarketing à l’ESSCA, Laure intègre l’équipe d'Ulule et se charge des projets éditoriaux dans le cadre des appels à projets lancés avec les marques partenaires.

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