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Slow tourisme : des vacances reposantes

Slow tourisme : des vacances reposantes

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Amoché par la crise sanitaire, le gouvernement français a alloué une enveloppe de 50 millions d’euros au secteur du tourisme durable dans le cadre de son plan de relance. Début février, Bercy a annoncé avoir soutenu 73 projets en métropole et Outre-mer visant à développer le "slow tourisme".

[Cet article a été initialement publié dans le guide IDÉES PRATIQUES #10 : Vacances écolo, mode d'emploi, réalisé par ID L'Info Durable.]

Ce fameux "slow tourisme", en lien avec les principes de la "slow life" induit l’idée du voyage au ralenti. Le ministère de l’Économie et des finances le définit comme suit : "C’est l’art de voyager en prenant son temps, de s’imprégner pleinement de la nature qui nous entoure et de la richesse du patrimoine. C’est privilégier les rencontres, savourer les plaisirs de la table, avec le souci du respect du territoire et de ses habitants".

En d’autres termes, il s’agit d’appliquer les principes de la "slow life", même en vacances. Ce concept, pour sa part, vise entre autres à atteindre une vie plus douce, plus calme et plus sereine.

Pour Cindy Chapelle, auteure de plusieurs ouvrages sur le sujet, il s’agit en fait de "ralentir en douceur". Non pas d’adopter "le rythme de l’escargot, mais plutôt de laisser de côté son rythme à 100 à l’heure pour s’ancrer intensément dans l’instant présent". Une "philosophie de vie" visant à atteindre "le bien-être personnel". Elle en extrait trois grands principes, applicables à ses vacances au rythme "slow" : la bienveillance envers soi-même, "l’attention portée aux autres" et enfin la dimension environnementale, "aller se ressourcer dans la nature, se connecter aux éléments"...

Désormais, la crise sanitaire a rebattu certaines cartes : l’intérêt pour ce type de mode de vie se fait plus pressant. Selon une étude pilotée par l’observatoire Tourisme Bretagne et parue en janvier 2022, 62 % des Français disent vouloir "prendre leur temps pendant leurs vacances".

Comment se déplacer ?

Comment se rendre sur son lieu de vacances ? Le train est bien entendu à privilégier. Quant à l’avion, premier responsable de l’impact du secteur touristique, il est à éviter. S’il demeure légitime pour les voyages lointains, il perd tout son sens si l’on décide de rester en France ou dans un pays frontalier. Le bon réflexe avant son départ est aussi de se renseigner sur l’environnement de son logement : les commodités sont-elles accessibles à pied ? Le réseau de transport en commun est-il suffisamment déployé ? Cette vérification évitera de devoir utiliser sa voiture personnelle ou encore d’en louer une sur place.

La marche à pied, bonne pour la santé et pour le climat

Ses bienfaits ne sont plus à prouver. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’idéal serait de pratiquer 30 à 40 minutes d’activité physique par jour. En optant pour des vacances reposantes, la marche à pied est alors la meilleure option de mobilité douce, pour le corps et pour la planète.

Là encore, l’OMS recommande de faire 10 000 pas par jour pour se maintenir en forme. Un objectif facilement atteignable lorsque l’on part à la découverte d’un nouvel endroit. La marche à pied fait d’ailleurs partie des options largement plébiscitées par les adeptes du slow tourisme.

À l’image du "bassin d’Arcachon sans ma voiture", de nombreuses régions invitent leurs visiteurs à laisser la voiture au parking. Dans ce coin de Gironde au bord de l’océan, on y trouve par exemple quelque 220 km de pistes cyclables, des sentiers de Grande Randonnée ou encore des tickets de bus à 1 euro.

Quels sont les autres moyens pour se déplacer en douceur ?

Si les balades à cheval peuvent se solder par des courbatures le lendemain, les trajets touristiques en calèche sont maintenant de plus en plus courants. Au point de poser question, notamment en termes de bien-être animal. Malgré ses qualités environnementales dues au caractère neutre en carbone de la calèche, on y voit bien souvent des chevaux lourdement attelés, arpentant les rues des villes bondées de touristes, parfois sous un soleil de plomb des heures durant... Face à ces abus, certaines municipalités ont interdit la pratique comme à Rome ou Montréal par exemple.

Mais il existe toutefois des alternatives plus saines, tout aussi écologiques mais respectueuses des équidés. L’association Mon rêve de Calèche propose par exemple des balades dans le Sud de la France dans la région de Saint-André en Occitanie. Promenades attelées ou montées, la structure est en premier lieux dédiée au sauvetage de chevaux et d’animaux de ferme. Les fonds servent ainsi à offrir de nouvelles vies aux pensionnaires de l’association.

Balade en calèche, à cheval, à poney... Comme pour toute activité incluant des animaux, les abus étant monnaie courante, il convient donc de bien se renseigner en amont sur l’entreprise proposant ce type de service.

Slow tourisme : que faire ?

Bronzage, baignade et sieste sous le parasol, des vacances en bord de mer sont généralement préférées pour se reposer. À la plage, le respect des espaces naturels est de mise. Pour protéger les écosystèmes fragiles des littoraux, il est par exemple interdit par le Code de l’environnement de ramasser des "souvenirs " tels que le sable, les coquillages, les galets...

Autre point important, la crème solaire. Indispensable pour se protéger du mercure, elle est aussi très polluante pour l’océan, contribuant notamment directement au blanchissement des coraux. En 2018, Hawaï a même voté une loi interdisant la vente de produits contenant certaines substances toxiques.

Les filtres chimiques sont particulièrement pointés du doigt. Parmi les ingrédients à éviter par exemple : l’oxybenzone, l’octinoxate, l’éthylhexyl, ou encore les parabènes ou silicones... On optera alors plutôt pour des crèmes certifiées bio ou du moins avec des listes d’ingrédients courtes.

Art de la table : bio et local

Côté restauration, l’idéal est de privilégier les artisans locaux, proposant des produits en circuit court, de saison, ou même bio. Les labels environnementaux concernent à la fois les produits alimentaires, mais également les établissements de restauration. Écotable, lancé en 2018, labellise des structures suivant huit catégories : provenance des produits, gaspillage alimentaire, tri des déchets, par exemple. Il existe également un système de badges décorant les restaurants "100 % végan", "locavore", ou encore "zéro déchet"...

Côté boisson, les circuits d’œnologie se mettent maintenant au vert. Certains d’entre eux se concentrent spécifiquement sur les vins bio, biodynamiques ou naturels.

Ralentir en méditant

Adopter la pratique du slow tourisme est aussi l’occasion de se mettre à la méditation. Si celle-ci peut s’avérer contre-indiquée dans certains cas tels que des troubles psychiatriques ou neurologiques, ces effets bénéfiques sont tout de même de plus en plus reconnus : une étude parue dans la revue scientifique The Lancet, atteste par exemple que celle-ci pourrait être complémentaire à la prise d’antidépresseurs.

D’après Dominique Retoux, enseignant de méditation de pleine conscience, "on parle de plus de 4000 formes" de pratiques différentes dans le monde. Lorsque l’on débute, difficile de s’y retrouver. Petit BamBou, Mind... De nombreuses applications gratuites peuvent guider les novices pour se lancer dans la pratique.

Trois idées pour trois budgets

1. Méditer

Zéro euro et 5 ou 10 minutes dans sa journée : la méditation est largement accessible. Pour démarrer, l’application Mind est gratuite depuis le premier confinement. Du débutant au plus avancé, elle fait office de guide pour chaque séance quotidienne. Autrement, Petit BamBou - et son moine bouddhiste en égérie - est l’application star dans ce domaine. Enfin, Headspace promet "une vie plus saine, plus heureuse et sans stress", en "quelques minutes par jour" avec des séances classées en différentes catégories (sommeil, concentration...).

2. La Vallée d'Ossau en train

Le petit train d’Artouste sillonne la région à 2000 mètres d’altitude dans les Pyrénées-Atlantiques. Un paysage à couper le souffle à partir de 25 euros par adulte - dépendant de la saison. Sur les rails depuis les années 20, il est aujourd’hui le plus haut train d’Europe.

3. L'éco-hôtel Spa Yves Rocher, La Grée des Landes

En Bretagne, cet hôtel 4 étoiles dans un écrin de verdure est décoré de l’Ecolabel européen mais également Green Globe. Entièrement éco-conçu, il propose des chambres simples mais aussi des suites classiques ou perchées dans les arbres. Enfin, la restauration sur place est bio et locale. Les prix varient selon le logement, la saison, l’offre choisie, à partir de 185 euros.

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=> Lire notre Guide du tourisme durable

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