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Alimentation : trop de symboles français pour des ingrédients d’origine inconnue

Alimentation : trop de symboles français pour des ingrédients d’origine inconnue

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L'association de consommateurs CLCV fait le bilan de 5 ans d'enquêtes sur les denrées alimentaires. Parmi ses grandes observations, l'excès d'additifs, les allégations trompeuses ou encore... La trop fréquente présence de symboles français sur des produits dont l'origine des ingrédients est inconnue.
iStock.com/ AKlion - Andrey Kryukov

La CLCV (Consommation, Logement, Cadre de Vie), une association de défense des consommateurs et usagers, vient de publier son bilan de 5 années d’enquêtes sur l’alimentation. Près de 900 références ont été passées au crible. À partir de ces données, l'équipe a compilé divers problèmes et pratiques trompeuses : des emballages plus marketing qu’informatifs, des produits truffés d’additifs, des aliments pour les enfants à éviter ou encore des allégations dont il faut se méfier… 

Autre point dénoncé par l’association : elle recense bien trop de “symboles français pour des ingrédients d’origine inconnue”. En gros, des étiquettes affichent des petits drapeaux bleu-blanc-rouge ou des mentions comme “Conditionné en France”, “Entreprise française”, “fabriqué dans le Sud-Ouest”, mais sans expliciter clairement l’origine de matières premières. 

Selon les observations de CLCV, les origines du lait et de la viande sont très souvent indiquées, mais pas celles des ingrédients végétaux. Ainsi, “82% des plats végétariens et 65% des yaourts et desserts végétaux ne précisent pas l’origine des ingrédients”... Ce qui serait pourtant une demande des consommateurs et consommatrices. De plus, 24% des produits végétariens analysés présentent un drapeau français ou la mention d’une région, mais “moins de la moitié d’entre eux précise l’origine des ingrédients”

82% des plats végétariens et 65% des yaourts et desserts végétaux ne précisent pas l’origine des ingrédients.

Parmi les mauvais élèves, un jus de pomme “conditionné en France”, assorti d’un petit drapeau tricolore, mais sans aucune info sur l’origine des ingrédients, ou encore un steak de soja “Entreprise de France”, dont la liste d’ingrédients est accompagnée de la mystérieuse mention “certains ingrédients de ce produit ne proviennent pas de France”. 

Ce que dit la loi 

Depuis le 1er avril 2020, lorsqu’un produit a une mention géographique sur son emballage, qui diffère de celle de son ingrédient primaire, l’indication de l’origine de l’ingrédient en question est obligatoire, pour éviter les informations trompeuses. Selon la définition de la DGCCRF, l’ingrédient primaire est “l’ingrédient entrant pour 50 % ou plus dans la composition d’une denrée ou le/les ingrédients qui sont habituellement associés à la dénomination de cette denrée par le consommateur”. Par exemple, un gâteau revendiquant une origine hexagonale “alors que la farine mise en œuvre dans sa fabrication ne serait pas produite en France devrait renseigner le consommateur sur l’origine de la farine”. Cependant, pour l’association, “le règlement impose plus de transparence mais il reste des zones d’ombre. Les industriels ont la possibilité d’indiquer sur l’emballage « UE » ou « Non UE » au lieu du pays exact d’origine de l’ingrédient primaire de la recette”

La loi EGALIM 2, promulguée en octobre 2021, va un peu plus loin : “il ne sera plus possible de faire figurer un drapeau français, une carte de France ou tout symbole représentatif de la France sur les emballages alimentaires lorsque les ingrédients principaux ne sont pas d’origine France”. La CLCV entend bien rester vigilante sur l’application de cette mesure et demande aux entreprises de s’engager à plus de transparence. 

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À propos de l'autrice
Lucie de la Héronnière
Responsable éditoriale
Lucie a travaillé pendant une dizaine d'années pour la presse et l'édition. Sa spécialité ? L'alimentation et ses enjeux. Pour Bien ou Bien, elle plonge désormais dans toutes les facettes de la consommation responsable.

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