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PestiRiv, une grande étude pour mesurer l’exposition aux pesticides des habitants des zones viticoles

PestiRiv, une grande étude pour mesurer l’exposition aux pesticides des habitants des zones viticoles

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L'Anses et Santé publique France viennent de lancer une étude inédite et de grande ampleur sur l'exposition aux pesticides des riverains de vignobles, dans plusieurs régions de France. Les premiers résultats seront connus en 2024.

“En France, une partie importante de la population rurale vit dans des régions viticoles. Ces personnes sont-elles particulièrement exposées aux produits utilisés pour les traitements phytopharmaceutiques et, si oui, comment ?” Pour répondre à cette question, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'environnement, de l'alimentation et du travail) et Santé Publique France lancent PestiRiv, première étude de grande ampleur sur l’exposition aux pesticides des personnes vivant dans des zones viticoles.

En France, une partie importante de la population rurale vit dans des régions viticoles. Ces personnes sont-elles particulièrement exposées aux produits utilisés pour les traitements phytopharmaceutiques et, si oui, comment ?

Pourquoi les chercheurs ont-ils décidé de se consacrer aux vignes ? Ohri Yamada, responsable de la phytopharmacovigilance à l’Anses, explique à Libération :

"Après la pomiculture, c’est une des cultures les plus traitées par des produits phytosanitaires. [...] La viticulture est beaucoup plus intriquée avec l’habitat que d’autres cultures, ce qui va multiplier les situations d’exposition en tant que riverain. [...] Par ailleurs, c’est une culture pérenne, implantée depuis des dizaines d’années, qui va être exposée chaque année aux mêmes produits."

Plus de 3000 participants

Cette étude va concerner 3350 personnes (adultes et enfants), dans 6 régions françaises, habitants de zones viticoles et de zones non viticoles (pour comparer la différence !), explique le communiqué de l’Anses.

En pratique, des prélèvements biologiques (urines et cheveux) vont être réalisés, mais aussi des recueils de poussières, d’air intérieur des logements ou encore de fruits et légumes des jardins, ainsi que des mesures de pesticides dans l’air extérieur. Ces informations seront complétées par d’autres données : questionnaires, descriptions des conditions météorologiques et topographiques (qui ont une influence sur la dispersion des pesticides) et analyses du contexte agricole. 

Les équipes de chercheurs veulent ainsi mesurer le niveau d’exposition réelle de la population à toutes les sources possibles : l’air, l'eau et l'alimentation, l’activité professionnelle (dont agricole), et les usages domestiques.

Pour l'Anses, mieux comprendre l’origine de ces expositions permettra d’identifier “les moyens de les limiter et d’éviter en conséquence les effets potentiels de ces produits sur la santé”. Selon Libération, si les associations comme Phytovictimes ou Générations Futures saluent l'initiative, "elles appellent à ce que le constat soit rapidement suivi d’effets". Les premiers résultats sont attendus pour 2024.

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À propos de l'autrice
Lucie de la Héronnière
Responsable éditoriale
Lucie a travaillé pendant une dizaine d'années pour la presse et l'édition. Sa spécialité ? L'alimentation et ses enjeux. Pour Bien ou Bien, elle plonge désormais dans toutes les facettes de la consommation responsable.

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