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Les Sirènes, des maillots de bain pour "redonner confiance aux femmes à la plage"

Les Sirènes, des maillots de bain pour "redonner confiance aux femmes à la plage"

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Formée au modélisme et au marketing, Priscille Gantenbein a quasiment grandi les pieds dans l'eau. Pour elle, la baignade est un moment joyeux, mais aussi porteur de questionnements sur la confiance en soi. En 2019, elle crée Les Sirènes avec son mari Nicolas. La grande mission de cette marque ? Redonner confiance aux femmes, avec des maillots de bain adaptés à un maximum de morphologies et fabriqués en Europe avec des matières recyclées.
Les Sirènes

Découvrez les maillots de bain Les Sirènes !

“L’eau, c’est mon élément. J’ai appris à nager dans la mer. Et j’ai longtemps pratiqué la natation synchronisée”, raconte Priscille, originaire des alentours de Cannes. “J’ai toujours aimé les matières, les couleurs, les textiles, la mode”, ajoute l’entrepreneuse élevée non loin de la Méditerranée. Pour une créatrice de maillots de bain, voilà déjà une base solide ! 

Après son bac, la jeune femme opte pour des études de modéliste, à L’École Supérieure des Arts Appliqués La Martinière Diderot, à Lyon. Elle y apprend à “créer un vêtement en 3D à partir d’une idée, d’un dessin. Et à réfléchir aux coupes, aux tissus, pour élaborer une pièce prête à être produite”... Encore des prémices prometteuses pour les futures Sirènes ! Elle complète ensuite cette formation avec un master plus orienté marketing et produit, à l’Institut Supérieur Textile d’Alsace.

Deux femmes à la plage
Les Sirènes

Sa première expérience professionnelle ? Une alternance chez un fabricant de vêtements de sport personnalisés, imprimés et confectionnés en France. Elle enchaîne avec d’autres postes de développement de produit chez des marques de prêt-à-porter et lance en parallèle Les Érudits, une marque de vêtements unisexes Made in France, avec Nicolas, son futur mari. Au bout de quelques années, l’entreprise doit fermer boutique, mais l’expérience est formatrice.

Le projet Les Sirènes mûrit tranquillement. “J’avais envie de faire quelque chose avec plus de sens. Chez les grandes marques, les consommateurs et consommatrices ne sont pas au cœur de la création. Je veux être utile dans la vie des gens… Et donc intégrer les femmes au centre du processus. Un vêtement a beaucoup de significations, ce n’est pas qu'un simple tissu !”, dit Priscille.

Je veux être utile dans la vie des gens… Et donc intégrer les femmes au centre du processus. Un vêtement a beaucoup de significations, ce n’est pas qu'un simple tissu !

Pourquoi avoir choisi le maillot de bain ? Vous l’avez compris, Priscille adore l’eau… Mais ce n’est pas tout : “la baignade, c’est un moment agréable, joyeux, lié aux vacances. C’est à la fois génial... Et compliqué d’assumer son corps, je l’ai souvent ressenti. La pression de la société, mêlée à des maillots de bain mal adaptés aux différentes morphologies fait que l’on s’empêche de vivre des moments exceptionnels. Et puis ce n’est pas un produit anodin, en terme de maintien, de couvrance, de technique”. 

Pendant un an, elle recueille 7000 témoignages en ligne et réalise des entretiens, pour comprendre les attentes de ses futures clientes. Le constat, c’est qu’au-delà du 36/38, les maillots sont mal adaptés aux corps, “tombent” moins bien. “Je ne veux pas créer pour une seule morphologie”, assure Priscille. La mission devient de plus en plus claire : "redonner confiance et proposer un maillot de bain pensé pour que les femmes se sentent bien à la plage". Tout simplement ! En 2019, elle fonde Les Sirènes et quitte son emploi salarié chez Edwin, une marque de jeans. Son amoureux Nicolas devient son associé : ingénieur de formation, il a “les compétences pour booster des projets”. 

Groupe à la plage Les Sirènes
Les Sirènes

Je veux redonner confiance et proposer un maillot de bain pensé pour que les femmes se sentent bien à la plage.

"Réveillez la sirène qui sommeille en vous"

Priscille ouvre son compte Instagram, très axé sur la confiance en soi, et réalise les premiers prototypes. La toute première collection sort en 2019 : "Le but, c’était de tester des produits sans prendre trop de risques. C’était presque du semi-sur-mesure, j’ai confectionné tous les maillots de bain ! Nicolas a mis la main à la pâte en faisant les découpes”. 

Après cet été de test, le duo prépare une campagne de financement participatif sur Ulule, planifiée pour avril 2020. Son slogan ? "Réveillez la sirène qui sommeille en vous " ! En mars, au moment de l’annonce du confinement, tout est fin prêt… Sauf les photos. Alors, pendant les semaines sans sortir, la petite équipe des Sirènes continue à faire vivre sa communauté… Puis file à la plage dès que le pays se déconfine pour organiser un shooting !

Il reste des incertitudes : les gens pourront-ils partir en vacances ? Le début de la campagne est décalé au mois de juin, et tout se passe finalement bien : “il y a eu du répondant. Nous avons constaté que cela correspondait à un besoin des femmes”. Après la livraison des précommandes (perturbée par les fermetures liées au Covid au Portugal), il faut “transformer le projet en business model pérenne”. 

Priscille retravaille peu à peu les modèles et affine le choix des matières, toutes certifiées Oeko-Tex Standard 100 (et donc pas nocives pour l'environnement ou la santé). "L'un des grands problèmes de l'industrie de la mode, c'est le gaspillage. Travailler avec des matières premières recyclées permet de réutiliser des déchets", explique-t-elle... Et puis, "un maillot de bain est un produit technique : on ne peut pas utiliser des matières naturelles. Les matières recyclées permettent d'apporter une alternative plus durable".

Matières recyclées

Plus précisément, beaucoup de pièces sont composées d'Econyl, un tissu recyclé produit “à partir de filets de pêche en nylon - une fibre très polluante - et autres déchets textiles. Récupérer les filets abandonnés ou perdus est intéressant car ceux-ci continuent à pêcher au fond de l’eau et à emprisonner les poissons…”. La marque utilise aussi du polyester recyclé.

Ce plastique est nettoyé, fondu et transformé en fil en Roumanie. Ce fil tout neuf est tricoté (avec une petite part d'élasthanne, indispensable au confort !) et teint en Italie ou en Espagne, puis les maillots sont confectionnés au Portugal, à partir d’un prototype réalisé par Priscille. Chaque modèle est testé, essayé, validé pour correspondre à un maximum de corps. “C’est un gros travail de vérifier que les coupes s’adaptent bien à chaque taille”, souligne la créatrice.

Mission accomplie, les pièces sont bien coupées et ajustées, jusqu'à la taille 48 : chacune peut choisir sa coupe, son maintien, sa couvrance... D'ailleurs, la marque fait le choix de travailler avec des mannequins aux morphologies différentes et organise des prises de vue avec des clientes, "pour que chacune puisse s'identifier réellement".

“Je veux accompagner les sirènes dans leur journée à la plage… Mais les maillots de bain ont une forte saisonnalité. En hiver, comment se sentir bien dans son corps ? En faisant du sport”, constate Priscille. En janvier 2022, Les Sirènes lancent donc des leggings et brassières (avec un très bon maintien) de fitness, également composés de polyamide recyclé et d'élasthanne. Maintenant, la marque va “élargir la gamme - notamment avec un body en maille - et continuer à donner confiance aux femmes”. Sans jamais trop s'éloigner de l'eau : aujourd'hui, la marque est installée non loin des plages de l'Atlantique, à Bordeaux !

Découvrez les maillots de bain recyclés Les Sirènes !

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À propos de l'autrice
Lucie de la Héronnière
Responsable éditoriale
Lucie a travaillé pendant une dizaine d'années pour la presse et l'édition. Sa spécialité ? L'alimentation et ses enjeux. Pour Bien ou Bien, elle plonge désormais dans toutes les facettes de la consommation responsable.

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