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Le secteur du numérique est responsable de 2,5% de l'empreinte carbone française

Le secteur du numérique est responsable de 2,5% de l'empreinte carbone française

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L’Ademe et l’Arcep publient les résultats d’une vaste étude sur les impacts environnementaux du numérique. La mission : tenter d'appréhender le phénomène dans sa globalité, du début à la fin du cycle de vie, avec une approche multi-critères… En analysant l’empreinte carbone, bien sûr, mais également 11 autres indicateurs comme l’épuisement des ressources.

Depuis l’été 2020, l’Ademe (Agence de la Transition écologique) et l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse) planchent sur une mission commune, visant à mesurer l’empreinte environnementale du numérique en France. Les deux organismes publics viennent de remettre leurs conclusions au gouvernement, basées sur une analyse dite multi-critères, multi-étapes et multicomposants.

Le constat de base, c’est que “la transition numérique a profondément bouleversé les codes de l’ensemble des secteurs d’activités (courriels, clouds, etc.), les modes de vie (jeux vidéo, communication via les smartphones, vidéos haute qualité à la demande, etc.) et les habitudes de consommation (commerce en ligne, achats nombreux et fréquents d’équipements électroniques, etc.)”.

Le secteur est souvent perçu comme positif (car créateur d’emplois ou de nouveaux modèles économiques), mais les auteurs de l’étude soulignent que la consommation de biens et services numériques est aussi responsable chaque année de 2,5% de l’empreinte carbone de la France (soit 253 kg d’équivalent CO2 par personne), tout en utilisant des ressources non renouvelables. En entrant dans les détails, trois grandes informations se dégagent...

12 critères

Pour arriver à une évaluation la plus complète possible, l’Ademe et l’Arcep ont voulu quantifier l’empreinte environnementale du numérique en prenant en compte 12 indicateurs en tout… Et pas seulement l’empreinte carbone ! 

Ainsi, ceux qui ont un impact prédominant dans le secteur du numérique sont “l’épuisement des ressources énergétiques fossiles, l’empreinte carbone, les radiations ionisantes, liés à la consommation énergétique, ainsi que l’épuisement des ressources abiotiques (minéraux et métaux)”. 

Plus d'impact environnemental pour les équipements

L’étude analyse les usages des particuliers et des entreprises, et ce sur l’ensemble du système : les équipements (appareils électroniques : ordinateurs, tablettes, télévisions, smartphones, consoles…), les réseaux (fixes et mobiles comme la 3G ou la 4G) et les centres de données (souvent appelés “data centers” : des structures assurant des missions de stockage et de traitement des données).

Parmi ces trois éléments, les équipements (et tout particulièrement les téléviseurs, bien plus que les smartphones) sont à l’origine de 65 à 90% de l’impact environnemental, en fonction de l’indicateur considéré. Ils sont suivis par les centres de données (entre 4 et 20% des impacts), puis enfin par les réseaux (entre 4 et 13%). 

Les étapes du cycle de vie

Enfin, en analysant les étapes du cycle de vie, une autre tendance intéressante apparait : la phase de fabrication est la plus grosse source d’impact, suivie de la phase d’utilisation. Pour l’Ademe et l’Arcep, cela confirme “l’importance des politiques publiques et réglementaires pour allonger la durée d’usage des équipements numériques à travers la durabilité des produits, le réemploi, le reconditionnement, l’économie de la fonctionnalité ou la réparation”.

Cet vaste étude permet d'affiner la mesure de l'impact de biens et services numériques... Cependant, pour les auteurs, elle confirme aussi "la complexité de l’exercice et identifie les obstacles les plus structurants à lever afin d’améliorer la mesure". Prochaine étape, avec la dernière phase de ce travail commun : l'élaboration de scénarios prospectifs.

Pour aller plus loin...

La synthèse de l'étude Evaluation de l'impact environnemental du numérique en France et analyse prospective est disponible en ligne ici.

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À propos de l'autrice
Lucie de la Héronnière
Responsable éditoriale
Lucie a travaillé pendant une dizaine d'années pour la presse et l'édition. Sa spécialité ? L'alimentation et ses enjeux. Pour Bien ou Bien, elle plonge désormais dans toutes les facettes de la consommation responsable.
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