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Alimentation : comment décrypter les étiquettes ?

Alimentation : comment décrypter les étiquettes ?

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Sur les emballages des produits alimentaires transformés, ces quelques lignes mêlent chiffres et mots pas toujours très compréhensibles… Du charabia ? Pas tant que ça ! Les étiquettes nous apportent des informations essentielles sur les qualités (ou les défauts) d’un aliment. Alors munissez-vous de vos lunettes, on va décrypter les petits caractères !
iStock.com/djedzura

Aucune improvisation n’est permise. C’est même le “règlement européen concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires” qui l’affirme (source) ! Pour protéger la santé et les intérêts des mangeurs, ce texte fixe des informations qui doivent figurer sur l’emballage. Comme le résume l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), ces mentions obligatoires concernent l’identité de la denrée (dénomination de vente, liste des ingrédients, pays d’origine…), son usage sur (date limite de consommation, mode d’emploi…) et ses caractéristiques nutritionnelles. 

Généralement, sur le devant de l’étiquette, le produit est clairement nommé, voire illustré. Attention aux images qui peuvent être de bonnes entourloupes ! D’autres indications peuvent potentiellement venir s’ajouter : labels, logos comme le Nutriscore, allégations, ou encore diverses mentions réglementées ou marketing. 

Face B : la liste des ingrédients

La liste des ingrédients est une information précieuse pour évaluer la qualité nutritionnelle d’un aliment. Les fabricants n’ont pas l’obligation de mentionner la quantité de chaque ingrédient. Ceci dit, quand l’ingrédient est mis en avant sur l’emballage ou dans la dénomination de vente, le pourcentage doit être précisé. Ainsi, quand de belles fraises charnues sont dessinées sur un pot de yaourt, on est en droit de savoir si le dessert contient 0,5% ou 20% de ce fruit rouge ! 

Autre indice non négligeable : la liste est forcément classée par ordre décroissant de poids. L’ingrédient présent en plus grande quantité est donc placé en premier. Sur une boîte de délicieux biscuits industriels, le sucre apparaît en première position ? C’est mauvais signe ! 

Enfin, les allergènes doivent être mis en avant (en gras, par exemple). Quand le fabricant ne peut pas garantir à 100% leur absence, il doit le préciser avec une formule comme "Traces éventuelles de…” ou “Produit élaboré dans un atelier qui utilise:...”. 

Pour illustrer tout cela, prenons l’exemple de la plus connue des pâtes à tartiner. Derrière le pot montrant des jolies noisettes et un grand verre de lait, on peut lire :

“sucre, huile de palme, NOISETTES 13%, LAIT écrémé en poudre 8,7%, cacao maigre 7,4%, émulsifiants : lécithines [SOJA] ; vanilline”

CQFD. 

Du maltitol dans mon garde-manger? 

Au-delà des quantités, la liste peut être plutôt simple et courte, ou complexe et longue comme un bras… Ce qui est généralement le signe d’un aliment ultra-transformé, déconseillé pour la santé. 

À noter, le sucre peut apparaître sous diverses formes : saccharose, sirop de glucose-fructose, dextrose, sirop de riz, maltose… Les additifs commencent par un E : ces substances sont ajoutées pour améliorer le goût, la texture ou la conservation. Certains sont sans danger, d’autres sont clairement controversés. 

Que faire du contenu de cette liste plus ou moins compliquée ? Si on veut éviter les aliments ultra-transformés, on peut suivre les conseils du journaliste et auteur Michael Pollan, dans son livre Food Rules: An Eater’s Manual (en français, Les règles d’une saine alimentation, publié aux éditions du Trésor caché), comme par exemple :

  • “Evitez les produits alimentaires qui contiennent des ingrédients qu’une personne normale n’aurait pas dans son garde-manger”. 

  • “Evitez les produits alimentaires qui contiennent des ingrédients qu’un élève de CE2 serait incapable de prononcer”

  • “Mangez des aliments préparés à partir d’ingrédients que vous pouvez imaginer crus ou en train de pousser dans la nature”. 

Etiquette avec les valeurs nutritionnelles d'un aliment
iStock.com/Richard Villalonundefined undefined

Calories et compagnie

Ensuite, l’étiquette de chaque aliment présente un tableau nutritionnel. Son objectif ? Pour 100 g ou 100 ml, préciser d’une part l’apport énergétique de l’aliment, en kJ (kilojoules) ou kcal (kilocalories : ce qu’on appelle communément “calories”), et d’autre part la teneur de chaque grande catégorie de nutriments suivants :

  • Matières grasses… Dont acides gras saturés. Certains acides gras saturés, consommés en excès, favorisent le dépôt de plaques riches en cholestérol sur la paroi des artères. 

  • Glucides… Dont sucres. La précision est ici aussi très utile : les glucides constituent un groupe de nutriments, composé des glucides complexes (pain, pommes de terre, pâtes…) et des glucides simples (saccharose, fructose…), généralement appelés “sucres”. Ces deux “sous-familles” n’ont évidemment pas les mêmes conséquences sur la santé ! 

  • Protéines

  • Sel

Ces informations peuvent aussi être indiquées en pourcentage des apports énergétiques de référence d’un adulte moyen, ou pour une “portion” (ne correspondant pas toujours à la consommation véritable !) : deux biscuits, une part de cake, ou un bol de céréales de 30 g… À noter, ces infos peuvent aussi être complétés avec d’autres éléments, comme les quantités de fibres alimentaires, minéraux, vitamines ou encore acides gras mono-insaturés etc. 

De précieuses dates sont imprimées sur l’étiquette (ou sur le couvercle) : la DLUO (Date limite d’utilisation optimale) et la DLC (Date limite de consommation). Enfin, si votre étiquette est bien chargée, c’est qu’elle doit également indiquer un mode d’emploi si nécessaire et d’autres précisions comme sa quantité nette ou des informations de traçabilité. Une vraie mine d’informations dans ce bout de papier souvent négligé ! 

Autres sources :

  • DGCCRF : Fiche pratique : Etiquetage des denrées alimentaires

  • DGCCRF : Fiche pratique: Déclaration nutritionnelle sur les denrées alimentaires

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À propos de l'autrice
Lucie de la Héronnière
Responsable éditoriale
Lucie a travaillé pendant une dizaine d'années pour la presse et l'édition. Sa spécialité ? L'alimentation et ses enjeux. Pour Bien ou Bien, elle plonge désormais dans toutes les facettes de la consommation responsable.

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