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Le B.A.-BA de l'alimentation pour bébé

Le B.A.-BA de l'alimentation pour bébé

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Du lait aux petits plats, l’alimentation de bébé est évidemment un enjeu majeur pour sa santé. Comment faire les bons choix histoire qu’il ne manque de rien, tout en respectant la planète ?
Photo by Harry Grout on Unsplash

[Cet article a été initialement publié dans le guide IDÉES PRATIQUES #1: Bébé (aussi) sera écolo, réalisé par ID L'Info Durable]

Les grands enjeux

Attention, les recommandations peuvent varier selon chaque cas de figure : il vaut mieux toujours consulter son médecin ou son nutritionniste.

Une alimentation saine pendant la grossesse

Il est évidemment essentiel de soigner son alimentation en tant que maman dès la grossesse. Certains nutriments s’avèrent essentiels pour une grossesse réussie. Plus d’infos sur mangerbouger.fr !

Bébé est arrivé ! Quels enjeux dans son biberon?

Quand bébé naît, il boit évidemment... Du lait ! Le programme "Manger Bouger" précise que le lait maternel est l’aliment le mieux adapté pour l’enfant : "Il contient tout ce dont il a besoin dès la naissance et évolue constamment pour s’adapter à sa croissance au fil des semaines et même durant la tétée". Le lait maternel a d’autres avantages pour le nourrisson :

- Il réduit les risques d’infections, notamment digestives, en lui transmettant vos anticorps (cellules capables de neutraliser les microbes).

- Il aiderait à limiter les risques d’allergies chez l’enfant, surtout chez ceux ayant des prédispositions familiales.

- Il participerait à réduire les risques de diabète ou d’obésité.

La plateforme ajoute que "les laits infantiles restent une très bonne alternative si on ne peut pas ou ne veut pas allaiter".

Lors de la diversification, faire rimer assiette et planète

Savez-vous que l’alimentation constitue 20 à 50 % de notre empreinte environnementale ? Nous consacrons de moins en moins de temps à la préparation de repas et nous achetons de plus en plus de plats préparés. Notre alimentation est plus riche en graisses, en sucres et en protéines animales : nous consommons donc davantage de ressources naturelles. La viande aussi a son lot d’impacts... Tout cela sans compter le gaspillage alimentaire, à l’heure où l’on estime que sont jetées chaque année en France près de 10 millions de tonnes de nourriture consommable ! Au-delà de la santé, il y a donc aussi un véritable enjeu pour la planète dans l’assiette de bébé, au moment de sa diversification alimentaire. Et évidemment des solutions !

Le B.a.-ba

Bon à savoir

En raison du risque d’allergies, il est recommandé d’attendre le quatrième mois pour donner à manger des aliments autres que le lait à son bébé. S’il présente des signes d’allergie à cet âge, il est nécessaire de repousser la diversification à ses six mois, le temps de permettre la maturation de son organisme. Il sera plus à même de se défendre. Si cela persiste, il est nécessaire de consulter un médecin.

Ne pas abuser des protéines

L’organisme d’un jeune enfant n’est pas assez développé, ses reins sont trop immatures pour assumer et synthétiser correctement les protéines à forte dose. Un excès de protéines peut être à l’origine de perte de minéraux pouvant impliquer des problèmes de santé. Les médecins pédiatres indiquent généralement que la dose journalière de protéines ne doit pas dépasser 10g par année d’âge en cours soit : 10g pour un enfant qui approche d’un an, puis 20g durant l’année de ses deux ans etc.

Privilégier les circuits courts

Acheter en circuit court, c’est surtout faire le choix d’une alimentation de proximité qui réduit les émissions de gaz à effet de serre liées au transport.

Éviter le gaspillage

Aujourd’hui, un tiers de la nourriture mondiale produite est perdu ou gaspillé. Autant adopter de bonnes habitudes anti-gaspi dès le plus jeune âge ! Même si bébé n’a pas encore conscience du monde qui l’entoure, si vous raisonnez les quantités achetées, vous faites un geste pour l’environnement, mais aussi pour votre enfant qui intégrera cela à son éducation alimentaire. Cela permettra aussi de faire des économies !

Faire attention aux produits transformés

La consommation d’aliments bruts vaut mieux que celle de produits transformés : c’est d’autant plus le cas chez les jeunes enfants. Les préparations industrielles compensent souvent le manque de saveur par l’ajout d’arômes, de sucre ou de sel. Pour permettre une conservation optimale des aliments, ces préparations sont agrémentées de conservateurs, qui peuvent être à l’origines d’inflammations, d’intolérances ou d’allergies.

Diversifier les textures

Très pratiques, les petits pots ne sont pas pour autant la meilleure des solutions à envisager de manière exclusive pour l’alimentation de votre enfant. En effet, ils ne lui permettent pas de faire le lien entre l’aliment et ce qu’il mange le privant de l’apprentissage des textures qui peuvent faciliter l’appétence pour la "malbouffe" en grandissant. Les textures, la mastication et les goûts entrent en jeu dans le développement de ses capacités motrices, mobilisées dans l’apprentissage du langage.

Se tourner vers le bio et le raisonné

Dans la mesure du possible, il est préférable d’acheter des produits issus de l’agriculture biologique. Pour préserver votre enfant des pesticides utilisés dans l’agriculture traditionnelle, mais aussi pour encourager les mesures permettant de préserver la fertilité des sols ainsi que les nappes phréatiques…

Au quotidien : zoom sur quelques essentiels de l’assiette de bébé au moment de sa diversification

Des protéines

Concernant les dosages, une cuillère à café de viande ou poisson mixé représente 5 g de protéines. Une cuillère à soupe représente elle 15 g. Et si votre enfant en a déjà consommé le midi, inutile de lui en donner le soir. Pour varier les sources, il ne faut pas oublier les œufs et les protéines végétales. Les poissons, en plus d’être sources de protéines, contiennent également des omégas 3 qui participent au développement cérébral.

Des sucres lents

Les sucres lents ou "glucides complexes" tels que le riz, les pâtes, le pain, les céréales (etc.) doivent être consommés à chaque repas. Il vaut mieux privilégier les céréales complètes les moins transformées possible tout en étant, évidemment, toujours vigilant à ce que l’enfant les supporte bien.

Des fibres

On trouve les fibres dans les fruits et les légumes, qui apportent aussi des vitamines. C’est une composante indispensable du repas. Il est conseillé de varier la manière dont on prépare les fruits et légumes pour bébé. Dès que l’âge le permet, ne plus se contenter de purées pour lui permettre de goûter l’aliment brut, d’en saisir l’aspect et la couleur. Et pour les collations en dehors des repas, le mieux, est de privilégier les fruits.

Des produits laitiers

Les produits laitiers occupent une place importante dans l’alimentation de bébé. Lorsqu’il débute la diversification, il n’en a pas encore terminé du lait. Au fur et à mesure, cet apport sera remplacé par les produits laitiers tels que les yaourts ou les fromages.

Privilégier les circuits courts : oui mais comment?

Les parents qui choisissent de préparer les repas de leurs enfants eux-mêmes pensent les menus en amont et de ce fait n’achètent que le nécessaire et dans les quantités les plus justes. Cela permet de prévoir ce dont on a besoin et réduit donc les risques de pertes. Mieux vaut également privilégier les circuits courts, en se tournant par exemple vers :

  • Les traditionnelles ventes directes à la ferme et les marchés.

  • Les AMAP, ou Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Ce système permet à un groupe de consommateurs d’établir un contrat solidaire avec un producteur, généralement conclu pour une saison de production. Le contenu du panier que l’on récupère varie selon les aléas de la production.

  • "La Ruche Qui Dit Oui !", qui propose aux consommateurs des produits à commander en ligne et à récupérer dans une Ruche, c’est-à-dire un point relais de producteurs locaux.

  • La plateforme en ligne "Locavor", dont l’idée est de privilégier des produits locaux mais aussi des produits frais et de saison, de limiter le gaspillage alimentaire, et puis aussi de garantir une meilleure rémunération des producteurs grâce à la réduction des intermédiaires.

  • À l’échelle des régions, les plateformes proposant des produits locaux à récupérer se multiplient également, citons Localizz.fr en Provence- Alpes-Côte d’Azur ou encore LeCourtCircuit.fr dans les Hauts-de-France.

  • Les drive fermiers aussi se développent, pour acheter en quelques clics les produits fermiers et du terroir de sa région…

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⇒ Consulter le guide L'écologie dans nos assiettes

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