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Comment choisir un maillot de bain éthique et écoresponsable ?

Comment choisir un maillot de bain éthique et écoresponsable ?

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Bientôt l'été ! Matières recyclées, fabrication française ou européenne, labels pertinents... Voici 6 conseils pour choisir un maillot de bain éthique et durable.
iStock.com/ Alessandro Biascioli

Comment choisir un maillot de bain plus respectueux des humains et de la planète ? Voici quelques pistes...

1. Examiner la composition

“Dans le domaine des maillots de bain, nous devons travailler avec des matières techniques : ces pièces doivent pouvoir évoluer dans de l’eau avec du chlore ou du sel, avoir une bonne tenue au soleil, sécher rapidement, ne pas provoquer de frottements intempestifs… Le polyamide et le polyester ont ces propriétés”, explique Blanche Palard, responsable marketing & ventes chez Bayahibe Swimwear, marque de maillots de bain pour les hommes.

Dans le domaine des maillots de bain, nous devons travailler avec des matières techniques.

Maillot de bain Bayahibe
Bayahibe Swimwear

Or, ce sont des matières polluantes, issues de la pétrochimie. Selon le WWF, il faut 1,5 kg de pétrole pour fabriquer 1 kg de polyester.  “Alors, comment limiter les dégâts ?, s’interroge Blanche Palard. Depuis 2020, le tissu extérieur de nos shorts est entièrement composé de polyamide recyclé. Depuis cette année, c’est également le cas du filet intérieur”. Chez Balas Textile, la maison-mère de Bayahibe Swimwear, les équipes de R&D travaillent néanmoins sur les possibilités et la pertinence de créer une matière pour maillots de bain biosourcée.

Mais en attendant, comme un maillot de bain en lin ou en coton bio ne serait pas du tout adapté à la baignade, les marques engagées choisissent des matières recyclées (mixées avec de l’élasthanne pour les maillots pour les femmes) : cela permet de limiter les impacts environnementaux de la production de chaque pièce.

“On peut soit créer le polyamide et le polyester, en utilisant beaucoup de pétrole et d’énergie. Soit, et c’est notre choix, utiliser des matières déjà créées par d’autres industries”, abonde Marjorie Dubois, co-fondatrice de Ré/elle Paris. En l’occurrence, il s’agit pour la marque de bouteilles en plastique récupérées par une association espagnole sur le littoral méditerranéen. Les maillots sont ensuite confectionnés au Portugal, avec le moins d’artifices possible : pas d’accessoires en métaux, des anneaux en noix de coco issue de déchets industriels… 

Des fibres innovantes

Sur les étiquettes de maillots de bain en matières recyclées, vous croiserez certaines fibres innovantes recyclées, devenues des marques déposées par des entreprises spécialisées, comme par exemple Econyl®, une matière entièrement composée de nylon, récupéré via diverses sources (filets de pêches, chutes de production...). Seaqual® est une fibre faite avec 100% de polyester recyclé, issu de déchets en plastique collectés en mer. Citons également Q-NOVA®, un tissu obtenu à partir d'au moins 50% de déchets nylon.

2. Se renseigner sur le lieu de fabrication

Maillot Arlequin
Les Alcyonides Swimwear

“Dans le secteur des maillots de bain, l’un des gros problèmes est le même que dans la mode en général : la délocalisation de la production, depuis des années. Nous avons fait le choix d’une fabrication italienne, du filage à la confection. Il y a 400 km entre le fournisseur et notre entrepôt de Chambéry ! Ce qui réduit bien sûr l’empreinte carbone du produit”, explique Orlanne Crauet, fondatrice de la marque Les Alcyonides Swimwear, des maillots également composés de matières recyclées (des filets de pêche perdus ou jetés en mer), tout en étant anti-UV, résistants et bi-stretch (pour un bon maintien). 

Bayahibe produit en France, du tissage à l'impression, même si “c’est un challenge quotidien de produire ici, selon Blanche Palard. Des ateliers sont équipés pour des grosses productions. Mais pour les petites marques, c’est plus compliqué : par exemple, peu d’ateliers prêts à produire des petites séries sont équipés avec des machines particulières permettant de confectionner les ceintures des shorts de bain”. Travailler avec des ateliers français ou européens permet en tous cas de soutenir le tissu économique, de revaloriser des savoir-faire textiles et de garantir aux travailleurs et travailleuses des conditions de travail et des salaires justes et encadrés.

L’un des gros problèmes est le même que dans la mode en général : la délocalisation de la production, depuis des années. 

3. Se fier aux labels

Pour les maillots de bain, vous pouvez chercher les labels Oeko-Tex Standard 100 (qui garantit qu'aucune substance nocive pour la santé ou l'environnement n'est présente) et GRS, Global Recycled Standard (qui garantit que les textiles sont recyclés, dans le respect de critères sociaux et environnementaux).

 4. Chercher la transparence 

Comme pour vos autres achats, il est conseillé de fuir le greenwashing, en cherchant des marques dont les discours sont cohérents avec les actes. "Quand les marques sont réellement transparentes, toutes les informations sur la marque et la production sont disponibles", constate Marjorie Dubois de de Ré/elle Paris. Et ce, dans les moindres détails : de la gestion de chutes (Ré/elle Paris en fait des chouchous pour les cheveux, par exemple) à la fin de vie des produits... Pas encore gérée, puisque la plupart des maillots de bain sont composés d'au moins deux matières, difficiles à séparer pour les recycler.  

Blanche Palard conseille aussi d'essayer de "creuser pour aller plus loin, d'examiner la chaîne de production dans son intégralité. De comprendre aussi que ce n'est pas parce que la matière n'est pas d'origine naturelle que c'est mal... Tout n'est pas blanc ou noir !".

Maillot Ré/elle
Ré/elle Paris

5. Ne pas céder aux sirènes de la fast-fashion

“Le maillot de bain est un achat saisonnier, souvent impulsif. On a envie de changer chaque année et donc de se tourner vers la fast-fashion… Face à cela, notre solution c’est d’expliquer qui sont les humains derrière la marque et de faire un maximum de pédagogie… En expliquant par exemple qu’avec 100 euros, il vaut mieux acheter un maillot de bain qui va durer des années, plutôt que 4 maillots de bain qui vont durer trois semaines…”, explique Marjorie Dubois de Ré/elle Paris. Autre manière d'acheter durable : privilégiez des coupes intemporelles ! 

Avec 100 euros, il vaut mieux acheter un maillot de bain qui va durer des années, plutôt que 4 maillots de bain qui vont durer trois semaines…

6. Bien entretenir son maillot

Un maillot de bain durable, c'est aussi et surtout un maillot de bain qui dure longtemps, qui n'est pas tout décoloré et distendu au bout d'un seul été. Pour cela, la manière dont vous l'entretenez est primordiale. “Tout d’abord, je conseille de rincer le maillot de bain à l’eau claire, pour enlever le sel ou le chlore, puis de le faire sécher à l’ombre pour ne pas abîmer les couleurs. Quand vous devez le laver, le mieux c’est de le faire à la main !”, recommande Orlanne Crauet, fondatrice de la marque Les Alcyonides Swimwear.

En effet, à cause des frottements dans le tambour d’une machine à laver, les matières synthétiques rejettent des microparticules dans les canalisations. Mais si vous préférez la machine, “choisissez un cycle court, à maximum 30°C, avec des couleurs similaires. Et utilisez si possible un sac de lavage spécial qui retient les microparticules”. Dernier conseil pour la route : faites attention à ne pas badigeonner votre maillot de bain de crème solaire, cela risque de l’abîmer aussi !

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À propos de l'autrice
Lucie de la Héronnière
Responsable éditoriale
Lucie a travaillé pendant une dizaine d'années pour la presse et l'édition. Sa spécialité ? L'alimentation et ses enjeux. Pour Bien ou Bien, elle plonge désormais dans toutes les facettes de la consommation responsable.

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