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Le lin, une fibre locale et écologique

Le lin, une fibre locale et écologique

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Cette plante locale, qui ne consomme que très peu d’eau et n’exige pas de traitements, est une alternative durable au coton... Mais elle ne représente pour le moment qu'une infime part de la production des textiles mondiaux.
Des fleurs de lin/ Photo by Updesh Raj on Unsplash

Selon une étude récente, 60% des Françaises et Français pensent que des changements importants, voire radicaux, doivent être effectués pour réduire l’impact des modes de vie contemporains sur l’environnement. Et ce, dans tous les domaines ! Dans le secteur de l'habillement, le choix des matières est primordial. Or, le lin, qui ne représente que moins de 1% du textile mondial, revêt tous les aspects d’une fibre écologique.

Une plante locale...

D’abord le lin est une plante locale. Avec une vaste zone de production entre Caen et Amsterdam, l'Europe est championne du monde de la production de lin. Grâce à son climat idéal pour la pousse du lin, le savoir-faire traditionnel des agriculteurs et des terres fertiles, elle fournit 80% du lin mondial. Au sein du continent, la France est le pays leader ! Par conséquent, le fait d’acheter du lin est un "acte citoyen". Travailler le lin est une preuve d’engagement pour une revalorisation de l’économie locale rurale et une économie circulaire, mais aussi un gage de qualité.

De nombreuses jeunes marques privilégient cette matière (jeans Le Gaulois, blouses et chemises de Kipluzet, linge de maison Kalos...). Plusieurs grandes marques comme Dior, Fendi ou Louis Vuitton se sont même emparées de la fibre 100% naturelle dans les défilés printemps été 2021. "Grâce au talent des créateurs, le lin se refait une jeunesse. Nous ne sommes plus au temps des draps de lin grossiers de nos grands-mères" souligne Marie-Emmanuelle Belzung, déléguée générale de la Confédération européenne du lin et du chanvre (CELC), dans une interview pour Les Echos.

Le problème, c'est que la fabrication du lin est encore peu réalisée en Europe. "La France ne dispose pas aujourd’hui des capacités de traitement de filature adaptée à sa production, qui est exportée à 80 % en Asie et à 15 % dans l’UE (principalement Europe de l’Est), puis réimportée sous forme de tissu ou de produits confectionnés", souligne le rapport Relocalisation et Mode durable. De nombreux acteurs travaillent à la relocalisation et au renforcement de la filière, à toutes les étapes. Dès 2020, le groupe Velcorex a ainsi ouvert une filature de lin en Alsace. L'entreprise de filature Safilin, qui avait quitté l'Hexagone au début des années 2000 pour la Pologne, vient tout juste de réinstaller une unité de production à Béthune (Hauts-de-France).

La France ne dispose pas aujourd’hui des capacités de traitement de filature adaptée à sa production, qui est exportée à 80 % en Asie et à 15 % dans l’UE.

... Et écologique

Du point de vue écologique, il existe une multitude d’avantages à cultiver le lin. Par exemple, la plante a de faibles besoins en eau (si bien que l’eau de pluie suffit pour irriguer les plantes !) et n’a pas besoin d’intrants. De plus, un hectare de lin absorbe, selon la CELC, 3,7 tonnes de dioxyde de carbone par an et représente un atout exceptionnel pour la biodiversité.

Semé en cuture de rotation (on varie ce que l'on fait pousser dans le même champ d'une année à l'autre pour que la terre puisse se régénérer), il augmente la rentabilité des cultures suivantes.

Au-delà de la mode

En plus du textile, tout est bon dans le lin. Les étoupes de lin non tissées sont par exemple utilisées comme isolant dans le bâtiment. Une technique prisée pour sa légèreté et sa bonne isolation qui permet de nombreux avantages. Les chutes de lin servent également a fabriquer du papier à cigarettes ou des matériaux composites (qui entrent dans la composition de toutes sortes d'objets légers et solides comme des casques de moto). Les graines donnent une huile utilisée dans la peinture, l’alimentation, l’imprimerie ou la médecine. Rien ne se perd !

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À propos de l'auteur
Clément Vauchelle
Rédacteur
Clément est étudiant en Master "métiers du journalisme" à Sciences-po Aix. Il rejoint l'équipe de Bien ou Bien comme stagiaire, afin de mettre sa plume au service d'une entreprise engagée et responsable.

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