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Zéro déchet et recettes maison dans la salle de bains

Zéro déchet et recettes maison dans la salle de bains

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Les poubelles de salle de bain s’emplissent sans cesse de cotons, protections hygiéniques, pots de crème, rasoirs ou brosses à dents. Pourtant, de nombreuses alternatives existent pour éviter chacun de ces déchets et chasser le plastique omniprésent dans cette pièce.
Photo by Diana Light on Unsplash

[Cet article a été initialement publié dans le guide IDÉES PRATIQUES #5: L'écologie à la maison, réalisé par ID L'Info Durable.]

Certaines ont émergé récemment, d’autres sont vieilles comme le monde et ont peu à peu été remplacées par leur version jetable - à l’image du rasoir. Nombre de recettes simples permettent aussi de fabriquer très facilement ses produits de soin maison. Du shampooing au gommage corporel en passant par le dentifrice ou le déodorant, un bon moyen d’éviter le piège de la surconsommation. Enfin, pour réduire le gaspillage sous la douche, plusieurs réflexes peuvent également servir à économiser l’eau.

7 objets à adopter pour une salle de bains zéro déchet

Les cosmétiques solides

Le b.a.-ba pour se débarrasser de tous les emballages superflus et bien souvent en plastique : les cosmétiques solides. On troque son gel douche et shampooing de grande surface en flacon ou en bouteille pour une version exempte de tout contenant. On trouvera forcément son bonheur sur le marché qui est aujourd’hui extrêmement fourni et varié.

Selon son type de peau, sa nature de cheveux, certains savons solides seront plus ou moins adaptés. Les peaux sèches préféreront par exemple la catégorie "saponifié à froid" - plus gras que les autres. Fini également les déodorants en spray ou en bille, place à la version solide ou encore à la pierre d’alun, qui a d’ailleurs l’avantage d’être intemporelle ou presque - à condition de bien la choisir. Enfin, les dentifrices connaissent également une alternative solide et zéro déchet - souvent à base de menthe poivrée.

La brosse à dents en matière naturelle rechargeable

Les brosses à dents classiques que l’on connaît tous sont faites de plastique et ont une durée de vie limitée. Mais celles-ci ont finalement trouvé leur alternative grâce aux matières naturelles. Si le déchet ne peut dans tous les cas pas être évité, ces brosses à dents en bois ont toutefois le mérite d’être pour la plupart biodégradables. Certaines versions sont même à tête rechargeable à la manière des brosses à dents électriques. On ne garde que le manche et on se débarrasse de la brosse : c’est toujours un déchet de moins.

=> Découvrez nos brosses à dents plus durables

L’oriculi ou les cotons tiges réutilisables

Depuis début 2020, la loi relative au gaspillage et à l’économie circulaire fait peu à peu disparaître plusieurs produits en plastique à usage unique, parmi lesquels... le coton-tige. Pour les remplacer, on peut alors opter pour l’oriculi, ce petit "cure-oreille" souvent en bois et né en Asie, ou encore pour de simples cotons tiges réutilisables. L’aspect est similaire à la différence qu’ils sont composés de silicone et se nettoient à l’eau.

Le rasoir de sûreté

Retour du rasage old school. Pour éviter de jeter des dizaines de rasoirs en plastique tous les mois, pourquoi ne pas investir dans une version qui nous suivra... à vie ? Le rasoir dit "de sûreté", souvent composé d’inox, existe depuis la nuit des temps et plaît notamment aux barbiers. La lame quant à elle est amovible pour pouvoir la nettoyer et la sécher aisément et ainsi lui éviter la rouille. Sinon, côté épilation, mieux vaut privilégier l’épilateur électrique aux bandes de cire.

Des contenants en verre

Pour chasser les contenants en plastique des crèmes par exemple, on opte pour des contenants en verre, soit de récup’, soit neufs, prévus exprès pour cela. On pourra d’ailleurs y glisser des produits faits maison.

Lingettes et cotons lavables

Pour l’étape démaquillage, exit les cotons jetables ou les lingettes nettoyantes parfumées. On opte alors pour des disques réutilisables et lavables que l’on utilise de la même manière que ses cotons classiques. À la différence qu’ils ne finiront pas à la poubelle. Sur le long terme, cette méthode sera aussi beaucoup plus rentable.

La cup, les culottes menstruelles ou les serviettes lavables

Pour éviter les déchets difficilement traitables engendrés par les protections hygiéniques jetables, plusieurs alternatives existent. La cup, souvent faite en silicone, remplace pour sa part le tampon. Les serviettes, quant à elles connaissent une version lavable en tissu. Plus simple encore, des culottes absorbantes peuvent aussi faire l’affaire. Si l’offre sur le marché est aujourd’hui très étoffée, attention toutefois à bien choisir ces accessoires pour s’assurer efficacité et durabilité. À terme, ces méthodes sont là aussi rentables financièrement : la cup, comme les serviettes en tissu ou les culottes absorbantes ont une durée de vie de plusieurs années. Enfin, certaines femmes optent pour la méthode du "flux instinctif libre", qui consiste simplement à ne porter aucune protection hygiénique et à "contrôler" l’écoulement du sang par contraction du périnée.

Le "do it yourself" à portée de main

Nul besoin d’être chimiste pour fabriquer soi-même ses produits de soin. Certaines "recettes" sont aussi simplissimes qu’efficaces. Parfois, un seul ingrédient suffit à faire l’affaire et quoi qu’il en soit, plus c’est minimaliste mieux c’est. Inutile d’encombrer ses placards de trop nombreux produits alors que certains sont "multi-usages". Par exemple, une huile bien choisie pourra parfaitement hydrater à la fois le corps et le visage. Un gel d’aloe vera – pourquoi pas extrait de la plante de sa maison si l’on en possède une ? – servira aussi bien d’after shave, que de sérum hydratant ou encore de soin après-solaire. On peut aussi éviter le combo crème de nuit/crème de jour...

En bref, gare à la surconsommation. Quelques produits, naturels et bien choisis suffisent à occuper ses placards à cosmétiques.

Mélange redoutablement efficace pour se démaquiller : de l’huile et de l’eau, tout simplement. Il suffit de verser le mélange sur son disque lavable et de se nettoyer le visage normalement. Selon son type de peau, certaines huiles sont toutefois plus ou moins adaptées. L’huile de coco ou l’huile d’olive, avec leur pouvoir hydratant et antioxydant sont recommandées aux peaux matures ou sèches. Les peaux plus grasses préféreront par exemple l’huile de jojoba, qui aidera à réguler la production de sébum.

Côté cheveux, l’argile est très efficace pour les laver. Sous forme de poudre, on la mélange à un peu d’eau ce qui formera une pâte à appliquer sur le cuir chevelu. On laisse pose quelques minutes avant de rincer abondamment et le tour est joué. Pour adoucir cette formule, on peut là aussi ajouter quelques ingrédients selon son type de cheveux ou les vertus que l’on recherche – certains ajouteront en outre une odeur à ce shampooing maison. Voici une petite liste non-exhaustive d'ingrédients utiles :

  • Du jus de citron pour donner de la brillance

  • Du vinaigre de cidre pour les rendre plus doux

  • De l’huile d’avocat pour les nourrir

  • Du gel d’aloe Vera pour les hydrater

  • De l’huile essentielle d’Ylang-Ylang pour purifier le cuir chevelu (et parfumer) - attention à manipuler ce produit avec précaution et le tester avant utilisation.

Sous la douche, on peut aussi préparer très facilement son propre gommage exfoliant. Pour cela, on mélange un ingrédient liquide qui agira comme hydratant, avec un ingrédient solide pour l’effet exfoliant. Miel et sucre roux par exemple, ou encore huile d’olive et marc de café...

Sur le visage également, des mélanges très simples font office de masques. Pour les peaux sèches, de la banane, de l’avocat (tous deux très mûrs), et du miel. On mixe et on mélange le tout avant de l’appliquer sur une peau propre et sèche. Après dix minutes de pause, on rince. Pour les peaux mixtes ou grasses, du yaourt nature et du jus de citron. Après avoir mélangé le tout, on l’applique également sur son visage préalablement nettoyé et on laisse poser entre cinq et dix minutes.

Enfin, il suffit quoiqu’il en soit de quelques clics pour trouver des recettes de cosmétiques à l’infini sur Internet. Des masques pour le visage mais aussi des masques capillaires, ou pour les plus aventuriers, des crèmes hydratantes, des déodorants, des dentifrices, un peu plus complexes mais tout aussi accessibles...

Halte au gaspillage de l’eau

Des produits cosmétiques, plus simples, plus sains, plus naturels, certes. Mais dans la salle de bains, la douche compte pour beaucoup dans le bilan écologique total de la pièce. Sous le pommeau, on estime que l’on consomme en moyenne au minimum au moins 10 litres d’eau par minute. Selon l’ADEME, pour cinq minutes à peine sous la douche, ce sont entre 35 et 60 litres qui se sont écoulés dans les canalisations.

Pour éviter le gaspillage, mais aussi faire baisser sa facture, comment limiter sa consommation d’eau dans la salle de bains ? Quelques astuces sont si évidentes que l’on a parfois tendance à les oublier.

Quatre minutes chrono pour se laver

Pourtant, selon un sondage réalisé en 2015 par le cabinet de conseil BVA, les Français passeraient en moyenne pas moins de... 9 minutes sous la douche (et 25 minutes dans le bain !). Mais lorsque l’on veut économiser l’eau sous la douche, chaque minute compte ! À raison de 10 litres consommés par minute en moyenne, 9 minutes sous l’eau se soldent par 90 litres volatilisés quotidiennement. Pour s’assurer de la durée maximale de sa douche, des minuteurs à installer dans la salle de bains existent : pratique pour les familles avec des enfants. Sinon, on peut aussi se laver en musique, tout simplement le temps d’une chanson

Des bains occasionnels

Prendre un bain consomme plus d’eau qu’une douche, c’est indéniable (à condition toutefois qu’elle soit rapide). On estime qu’un bain nécessite entre 150 et 250 litres d’eau selon la taille de la baignoire à remplir - à noter qu’une douche de dix minutes pourrait donc consommer autant d’eau qu’un bain… Il ne vaut donc vraiment mieux pas en faire un réflexe.

Couper l’eau lorsque l’on se savonne

Il s’agit du geste le plus élémentaire pour économiser l’eau dans la salle de bains. Au même titre que l’on coupe le robinet lorsque l’on se brosse les dents, l’étape "savonnage" ne nécessite pas de gaspiller l’eau inutilement. Ce simple réflexe permettrait d’économiser jusqu’à 50 % d’eau. Mieux encore, on peut également installer un système d’arrêt, communément appelé "stop douche".

Récupérer l’eau

Pourquoi ne pas boucher le trou d’évacuation et ainsi récupérer l’eau de la douche ? On pourrait ainsi la réutiliser par exemple pour arroser les plantes, le jardin ou encore laver la voiture - pour l’eau non savonneuse du moins...

Investir dans un pommeau de douche économe

Certaines technologies permettent de réduire le gaspillage directement à sa source. Ces pommeaux plus écologiques en somme limitent le débit notamment à l’aide de plus minces orifices. La pression reste inchangée et le confort sous la douche est le même, mais l’on pourrait en revanche économiser de grandes quantités. Certains modèles promettent une consommation de seulement 6 litres par minute. Pour 4 minutes de douche, plus que 24 litres consommés... Même principe sur les robinets avec l’installation d’un mousseur ou d’un brise-jet par exemple.

Qu’est-ce qu’un "stop douche" ?

Lorsque l’on laisse couler l’eau, c’est souvent pour éviter de perdre la température ou la pression que l’on a jusqu’alors parfaitement réglées. C’est à cela que sert le "stop douche". C’est un simple "bouton" qui permet d’interrompre le débit et de le relancer de la même façon. Il permet également des économies supplémentaires puisque l’on ne passe pas un certain temps après s’être savonné à régler à nouveau la température (et donc à faire couler de l’eau en plus). Selon les enseignes commerçantes, le "stop douche" permettrait des économies de 10 % - soit 30 euros par an et par personne, de quoi amortir le coût d’achat du système qui peut varier entre 3 et 20 euros.

=> Revenir au sommaire L’écologie à la maison

=> Lire notre Guide de la maison durable

=> Lire le guide Se mettre (vraiment) au zéro déchet: mode d’emploi

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