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Notre journaliste a testé... un mois pour mettre plus d’éthique dans son dressing !

Notre journaliste a testé... un mois pour mettre plus d’éthique dans son dressing !

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ID a mis au défi l’un de ses journalistes de mettre plus d’éthique dans ses placards. Un grand tri d’abord, en plein confinement... Suivi de plusieurs découvertes à l’heure du déconfinement, du côté de l’occasion, du neuf éthique... Ainsi que de nouveaux réflexes en termes de don, de troc, de revente... Pour favoriser l’économie circulaire !

[Cet article a été initialement publié dans le guide IDÉES PRATIQUES #3: La mode éthique dans nos dressings, réalisé par ID L'Info Durable.]

Mon rapport à la mode... et le tri de ma garde-robe

Journaliste au sein de la rédaction d’ID, je me présente, Clément Pedrosa. Me voici à l’aube d’un grand défi en plein mois de mai confiné/ déconfiné : passer à la mode éthique.

Pour commencer, je dirais que la manière dont je consomme la mode et dont je choisis mes vêtements n’est pas des plus éthiques. Je ne m’attarde pas particulièrement sur la provenance d’un article et ne me soucie pas spécialement de la manière dont il a pu être conçu ni des conditions des travailleurs et travailleuses qui l’ont fabriqué. Je m’habille généralement dans des enseignes de prêt-à-porter que l’on trouve dans les centres-villes et dans tous les centres commerciaux, et choisis plutôt mes produits en fonction du prix. Hormis pour les chaussures, je n’accorde pas d’importance au fait d’avoir des vêtements de marque.

Néanmoins, j’ai une petite expérience de la seconde main puisque depuis quelques années, je me rends dans des friperies. J’aime le côté vintage de certaines pièces, que l’on ne retrouve pas dans les collections actuelles. Le fait qu’il faille chercher un peu partout pour dénicher la perle rare est aussi un des facteurs qui explique mon attachement pour la seconde main. J’ai déjà vendu quelques pièces en ligne, mais plus par souci économique que par véritable engagement responsable. Il est important de préciser que je mène ce défi depuis Nantes, où je réside. Les différents lieux que je suis susceptible de visiter durant mon défi se trouveront donc tous ici, dans la cité des Ducs.

Dans mes placards...

Si la mode éthique n’est pas un terrain sur lequel je suis très accompli, je suis cependant assez excité à l’idée de relever ce défi. Pour cela j’ai quelques objectifs. Le premier consiste à faire un état des lieux de ma garde-robe. Et le premier constat est saisissant : il y a de quoi faire. Nombre de pantalons, de tee-shirts, d’accessoires (de foot notamment) dont je ne me sers plus. Mais aussi quelques paires de chaussures, plutôt en bon état (je fais très, très attention à mes chaussures), qui traînent dans un placard. La seconde étape consiste à faire le tri parmi toutes ces trouvailles. Que puis-je donner, troquer ou encore vendre ? Que puis-je essayer de restaurer, et qu’est ce qui selon moi demeure inutilisable ? Après de longues minutes, j’arrive à discerner dans quelle catégorie je range chaque vêtement.

Mais le tri n’est pas fini. Je regarde en direction du placard où je range les vêtements avec lesquels je m’habille au quotidien. Je m’étais juré avant de commencer ce défi que je ne toucherais à aucune des pièces qui y sont délicatement pliées. Mais après réflexion, j’ai réalisé que je ne portais jamais certains vêtements s’y trouvant. Des bouts de tissus qui doivent, inconsciemment, avoir une valeur sentimentale pour moi, mais qui restent entassés et qui m’encombrent plus qu’autre chose. J’observe en particulier ce pull, qui ne m’a pas coûté cher à l’époque, mais qui, des années durant, avait à mes yeux le statut de "pull préféré". Je dois me rendre à l’évidence, je ne le porte plus depuis des années. Puisque ce défi implique de changer mes habitudes, je pense que le fait de m’en séparer est un bon commencement.

Que puis-je donner, troquer ou encore vendre ?

Le grand tri de mes vêtements

J’ai désormais fait le tri et décide de séparer mes vêtements en plusieurs catégories. Le don, tout d’abord. Je compte donner la majorité de ceux dont j’ai décidé de me séparer. La seconde catégorie sera dédiée au troc. Autant profiter de mon entourage pour relever ce défi. Dès que le confinement sera levé, je compte organiser un échange de vêtements avec plusieurs amis. Le but : chacun ramène ce dont il veut se séparer, et l’expose. Chaque personne participant au troc choisit ce qui lui plaît parmi ce qui est proposé, en espérant trouver son bonheur. Je n’ai jamais organisé de tel événement. Cela me permettra de passer un moment agréable avec mes amis que je n’ai pas vus depuis un bout de temps, confinement oblige. Cela sera aussi l’occasion de dégraisser mes placards et pourquoi pas de trouver la perle rare.

La troisième catégorie sera la vente. Je compte par ailleurs mettre quelques vêtements en vente sur diverses applications. Pourquoi pas, pour changer de Vinted, tester Trocr ? ID vous en a déjà parlé, cette application permet de mettre en vente ce que l’on désire. Le bénéfice issu de la vente du produit ne revient pas à l’acheteur, mais à l’association de son choix. Une démarche que je trouve intéressante et qui me permet de contribuer à mon échelle au fait de venir en aide à tous ceux dans le besoin. À suivre après le confinement !

Je prends de nouvelles habitudes côté achats

Confinement oblige, mes éventuels achats nécessaires ne se feront pour le moment que par Internet. Avant de commencer à chercher, je me pose quelques questions sur les vêtements proposés sur les sites de mode éthique, mais surtout sur leur prix.

Puisque l’été approche à grands pas, j’aimerais faire l’acquisition d’un maillot de bain, si possible éthique. Après quelques recherches, je me lance à l’assaut de sites de mode éthique. [...] D’un point de vue personnel, je dirais qu’il y a du bon et du moins bon dans les sites que j’ai pu visiter. Tout d’abord, il est important de souligner que la grande majorité d’entre eux ont des interfaces agréables, il est facile d’y naviguer et les sites y sont plutôt clairs. Au niveau de la proposition des produits, certains sites [...] possèdent un éventail important de pièces à proposer aux acheteurs, cependant pour d’autres, le choix reste plus restreint.

Enfin, économiquement parlant, les sites de mode éthique ne peuvent pas s’adresser à toutes les bourses. Certains produits gardent un prix relativement correct, même si de nombreux vêtements peuvent atteindre des sommes conséquentes, s’expliquant notamment par la qualité des matières et par le mode de production.

Direction les friperies

Les boutiques rouvrent petit à petit leurs portes une fois le confinement terminé. L’occasion idéale pour faire un tour dans les friperies. Elles sont des lieux que je connais assez bien à Nantes et constituent des endroits idéaux pour trouver des vêtements vintage, que l’on ne trouve plus dans les nouvelles collections, et à prix abordables. Ils permettent surtout de favoriser la seconde main. Nous sommes le premier week-end suivant le déconfinement et j’ai préparé mon itinéraire pour l’après-midi. Je commence par une friperie nommée Frip’in shop, située près de la cathédrale de Nantes. Un lieu que j’apprécie tout particulièrement pour ses vestes et ses maillots de sport, notamment de basketball, souvent rares. Après un petit tour de la boutique, je ne trouve malheureusement pas chaussure à mon pied aujourd’hui.

La vendeuse m’a confié qu’avec le déconfinement, la boutique a connu une forte affluence toute la semaine. C’est ce que je m’apprête à découvrir en me rendant dans la deuxième : Ronin friperie. Cette dernière se démarque des autres friperies que je connais par son style épuré. En effet, les boutiques liées à la fripe s’apparentent souvent à la caverne d’Ali Baba, nécessitant de fouiller pour trouver son bonheur. Ici, tout est bien rangé, comme dans une boutique classique de prêt à porter. En rentrant, mon regard se porte sur un bomber rouge, que je trouve très joli. Après une vive hésitation, je décide de ne pas jeter mon dévolu dessus, puisque ce n’est pas la saison pour ce genre de pièce. Ne pas acheter à tort et à travers, telle est ma nouvelle résolution.

Je décide donc de me rendre dans la dernière friperie de mon périple, Kilo Shop. Le principe : choisir son vêtement, le peser grâce aux différentes balances mises à disposition dans la boutique et payer le vêtement en fonction de son poids. Après quelques recherches au niveau des vestes de sport qui ne se sont pas avérées très fructueuses, mon regard se porte sur une veste en jean rouge, correspondant tout à fait à mon style. Assez légère, je pourrais aisément la porter avec un simple t-shirt en dessous sans avoir trop chaud cet été. Aucun doute, je repartirai avec. La pesée m’indique son prix : 19,89 €, une somme très correcte.

"Je donne, vends, échange"

Voilà maintenant plus d’une semaine que le confinement a touché à sa fin. S’il s’agit d’un moment opportun pour refaire ma nouvelle garde-robe en mode éthique, je dois avant ça songer à me débarrasser de tous les vêtements dont je ne me sers plus et que j’ai triés.

Bonne nouvelle, j’ai réussi à vendre une paire de chaussures. En effet, peu avant le confinement, j’ai fait l’acquisition d’une paire de Converse malheureusement trop petites pour moi. D’ordinaire, je dois avouer qu’elles auraient sûrement fini au fond d’un placard, sans trouver preneur. Néanmoins, j’ai décidé de passer une annonce sur mes réseaux sociaux, pour proposer une vente à toute personne intéressée dont la pointure correspondrait. Ma paire a trouvé preneur auprès d’un ami. Trois jours plus tard, les chaussures étaient soigneusement disposées dans un carton, direction Versailles chez leur nouveau propriétaire. Une vente assez rapide qui montre qu’il ne faut pas hésiter à passer par l’intermédiaire de ses proches lorsque l’on souhaite se séparer d’affaires.

Nous sommes actuellement à la troisième semaine du défi et je n’ai néanmoins rien vendu sur les applications Vinted et Trocr, alors que j’ai baissé les prix au bout d’une dizaine de jours. Cependant, le fait de pas avoir réussi à vendre mes vêtements m’importe peu. Je pense qu’il est préférable de les donner à ceux qui n’ont pas forcément les moyens d’en acheter, j’aurai au moins la conviction qu’ils seront utiles, et appréciés.

Troc entre amis

Ça y est, je peux enfin organiser un troc avec deux de mes meilleurs amis. Je sais d’avance que nos goûts en matière de mode sont à peu près similaires. Je leur ai donc demandé de réunir quelques affaires qu’ils ne portaient plus, et l’échange a pu commencer. Après avoir disposé tous les vêtements dont nous étions désireux de nous séparer, je dois avouer que la table était plutôt pleine. L’un de mes amis s’est tout de suite positionné sur un pull en laine, un polo gris et orange ainsi qu’un des jeans que j’ai mis à disposition tandis que l’autre a opté pour une marinière ainsi que deux sweats, un blanc avec divers motifs et inscriptions, mais aussi un gris à col rond.

J’ai opté pour un haut noir trop petit pour mon ami et qui me plaisait beaucoup, ainsi qu’un sweat. J’ai hésité à prendre d’autres vêtements, mais je ne les aurais sûrement portés que très rarement et ils n’auraient fait qu’alourdir une garde-robe que j’essaye de dégraisser. Si je repars avec la plupart de mes affaires, je reste malgré tout satisfait que certains de mes vêtements aient pu trouver preneur. Nous avons surtout passé un moment convivial que nous essayerons de réitérer une fois par an.

Don à Emmaüs

J’ai aussi prévu de donner une grande partie de mes vêtements. Je décide de me rendre à Bouguenais, une commune située à une dizaine de kilomètres de Nantes où se trouve un Emmaüs. Une fois sur place, je me rends compte que l’entrepôt est fermé, par précaution sanitaire. C’est sur le parking de l’association, dans deux grands camions, que deux bénévoles, masqués, m’accueillent pour recueillir mes dons. Je dépose donc mes deux sacs remplis de vêtements, manteaux et chaussures. Après avoir jeté un coup d’œil aux vêtements que je souhaitais donner, l’un d’entre eux dépose mes sacs dans le camion et me remercie pour les dons.

Donner une deuxième vie à mon jean

Nous arrivons bientôt à la fin de ce mois de défi, et j’aimerais donner une seconde vie à un vêtement que j’apprécie beaucoup. J’ai un jean blanc qui a connu une petite mésaventure. Je l’ai mis à la machine alors qu’un papier orange était resté dans la poche arrière. Résultat, la couleur orange a déteint sur toute ma poche arrière. Après avoir essayé de le laver, je l’ai laissé tomber, au fond de mon placard, depuis deux ans. Mais après m’être renseigné sur Internet, j’ai découvert une astuce de grand-mère. Quatre cuillères à soupe de bicarbonate de soude dans un bol, et une tasse d’eau chaude à côté. À l’aide d’un chiffon propre, je frotte sur la tache orange. Je réitère l’opération à plusieurs reprises, mais la mission est un échec, la tache ne part pas. Je décide d’amener mon jean au pressing. Quelques heures plus tard, je le récupère comme neuf. Si je n’ai donc pas réussi à récupérer mon jean tout seul, il était cependant avantageux pour moi de l’emmener au pressing, puisque le prix de la teinture était bien moindre que le prix auquel j’avais acheté mon pantalon au départ.

Un bilan... assez positif !

Ce défi touche maintenant à sa fin pour ma part. Premièrement, je dirais que j’ai pris beaucoup de plaisir à le faire, et ce dernier m’a vraiment apporté.

En effet, je me suis servi de ce mois pour me renseigner de près sur les conditions de fabrication des vêtements des grandes chaînes de prêt-à-porter. Outre l’impact environnemental qui est parfois très négatif, j’ai aussi pris conscience qu’acheter en grande quantité, c’est cautionner de manière indirecte les conditions déplorables dans lesquels évoluent de nombreux travailleurs. De là à dire que je ne m’habillerai que de manière éthique est néanmoins un virage encore utopique pour ma part.

J’ai pour ambition d’acheter des vêtements durables dès que l’occasion se présentera. Je dois d’ailleurs avouer que de nombreux modèles sont beaux esthétiquement parlant. Je pense cependant que ma transition vestimentaire ne se fera pas principalement par l’achat de vêtements neufs éthiques mais plutôt par une diminution de ma consommation mensuelle de vêtements ainsi que par le recours à la seconde main, souvent moins chère et qui correspond plus à mon style.

D’un point de vue économique, il faut être conscient qu’acheter des vêtements éthiques et neufs peut revenir assez cher. La seconde main se présente comme l’alternative la plus intéressante et abordable pour les petits et moyens budgets. Friperies, troc, vide-greniers, etc. Il y a mille et une solutions pour trouver son bonheur à pas cher. Je ressens aujourd’hui l’envie de ralentir ma consommation vestimentaire et d’être plus regardant sur la qualité des produits.

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