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Le krama cambodgien, "un accessoire porteur de sens"

Le krama cambodgien, "un accessoire porteur de sens"

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Depuis 2012, Krama Heritage fait rayonner le krama, le foulard traditionnel cambodgien. Raphaël Bessis, le fondateur, met un point d'honneur à avoir un impact social le plus positif possible, en soutenant des tisserandes qui travaillent dans des conditions éthiques et en finançant des journées d'école via l'ONG Pour un Sourire d'Enfant.
Krama Heritage

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Au Cambodge, c’est bien plus qu’un accessoire vestimentaire. Certes, le krama, ce foulard en coton ou en soie, à carreaux et avec des franges, est simplement porté autour du cou avec élégance aux quatre coins du pays, en ville ou à la campagne.

Mais il a aussi mille usages quotidiens : se protéger du soleil, s’éponger le front, porter un nourrisson en bandoulière ou faire office de serviette. Servir de sachet de fortune pour cuire le riz, de ceinture ou encore de corde pour collecter du bois. Véritable héritage culturel, ce foulard ancestral “est qualifié “d’âme du peuple Khmer”, tant il est imprégné de ses valeurs”, lit-on sur le site de Krama Heritage.

Premiers pas

Raphaël Bessis découvre le Cambodge en 2012. “J’ai ressenti quelque chose de très spécial. Ce pays, son histoire et son peuple m’ont beaucoup ému et même bouleversé”, se souvient-il. Le jeune homme découvre le krama, cet objet si "porteur de sens". “Entrepreneur dans l’âme”, il décide cette même année d’incarner son envie de créer une marque avec un impact social fort en imaginant Krama Heritage, pour commercialiser en France les créations d’un premier atelier partenaire local. 

En septembre 2017, le temps de terminer ses études et de finaliser les derniers préparatifs, ce diplômé de l’Essec et d’un master de philosophie se lance à 100% dans le développement de marque, autour de deux piliers. D’abord, “One scarf, One skill” (“un foulard, une compétence”) : “la fabrication des kramas apporte un soutien au développement économique local via l’artisanat et le textile, tout en préservant un patrimoine artisanal”.

Dans un pays où le secteur de la confection propose des salaires extrêmement bas, dans des conditions très pénibles, Raphaël choisit ses partenaires avec des critères éthiques élevés. Il travaille avec des entreprises sociales - une structure familiale dans la périphérie de Phnom Penh et Artisans d’Angkor, plusieurs fois récompensée par l’UNESCO, pour les pièces en soie - et une association en cours de labellisation WFTO (World Fair Trade Organization), qui collabore avec 130 ateliers familiaux, dans plusieurs provinces du Cambodge. En pratique, ces partenaires proposent donc “des rémunérations justes, des horaires fixes, un cadre safe”, mais aussi des conditions de travail respectueuses, un rythme décent et des avantages sociaux ou alimentaires. 

Le deuxième pilier de Krama Heritage, c'est “One scarf, One smile” (“un foulard, un sourire”). “J’ai aussi voulu agir pour les générations futures au travers de l’éducation. Pour chaque achat, Krama Heritage reverse de l’argent à l’ONG Pour un Sourire d’Enfant. 10 000 journées d’école ont déjà été financées au Cambodge depuis la création de la marque”, explique ainsi Raphaël.

Du foulard aux espadrilles

Parti du foulard traditionnel, Raphaël étend sa gamme avec des étoles inspirées des motifs traditionnels, des tee-shirts ou encore des espadrilles, financées lors d’une campagne de financement participatif sur Ulule. “L’intuition, c’était de mélanger le savoir-faire basque avec le tissage cambodgien. Cette campagne nous a permis de créer un premier socle de fidèles autour des espadrilles”, commente le fondateur de Krama Heritage.

Au printemps 2020, Raphaël lance une deuxième campagne Ulule un peu spéciale, au beau milieu du premier confinement. “L'un de mes partenaires fabriquait déjà des masques de protection. Pour moi, c’était impossible de ne pas m’engager”, dit-il. Il propose donc des précommandes de masques solidaires… Et reverse l’intégralité des sommes collectées sous forme de dons de masques à l’ONG Un Sourire d’Enfant et à l’AP-HP (Assistance Publique - Hôpitaux de Paris). Pour Raphaël, “c’était un chouette moment d'entrepreneuriat et d’utilité publique”.

One scarf, one earth

Certaines pièces comme les tee-shirts ou les espadrilles sont composées de matières recyclées. Les kramas classiques sont en coton simple. Raphaël n’est pour l’instant pas passé au coton bio, faute de l’existence d’une filière biologique suffisamment structurée et transparente dans ses approvisionnements au Cambodge. Mais "les premières briques de One scarf, One earth [un foulard, une terre", ndlr] sont déjà posées avec des emballages naturels en feuilles de palmiers et surtout avec un tissage entièrement réalisé à la main, et donc un procédé de fabrication peu émetteur de gaz à effet de serre".

Et maintenant ? Raphaël va lever des fonds. Ouvrir le capital à des business angels lui permettra d’investir dans le marketing digital et de poursuivre l’extension de sa gamme et de son réseau de distributeurs (même si la marque est déjà présente chez de prestigieux partenaires : Altermundi, le Musée du Quai Branly, le Musée Guimet ou encore le British Museum !). “J’ai voulu créer une marque humaine, généreuse, avec des valeurs, conclut Raphaël. Et donner du sens, social et culturel, à l’habillement”. Et même très bientôt à la décoration d’intérieur : il prépare une collection “La Maison par Krama Heritage” !

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À propos de l'autrice
Lucie de la Héronnière
Responsable éditoriale
Lucie a travaillé pendant une dizaine d'années pour la presse et l'édition. Sa spécialité ? L'alimentation et ses enjeux. Pour Bien ou Bien, elle plonge désormais dans toutes les facettes de la consommation responsable.

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